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Planètes dominantes
Comment calculer votre planète dominante en astrologie ? Découvrez les méthodes Berthon, Lilly et l'Almuten Figuris.
D'où viennent les planètes dominantes
Mesurer la force d'une planète est une pratique séculaire. Les astrologues traditionnels utilisaient des tables de dignités pour évaluer la puissance d'un astre selon son signe et son degré exact.
Au fil des siècles, plusieurs grandes écoles de calcul ont émergé, voici une sélection de 3 écoles :
- Le barème chiffré (William Lilly, 1647)
- L'Almuten Figuris (Ibn Ezra)
- Le calcul pondéré moderne (Jacques Berthon)
Qu'est-ce qu'une planète dominante ?
La dominante est la planète qui exerce la plus forte influence sur un thème natal : c'est elle qui en donne la couleur de fond et la dynamique principale.
Cependant, la notion de « puissance » varie selon le prisme utilisé : une planète peut s'imposer parce qu'elle touche un angle, parce qu'elle est particulièrement forte dans son signe, ou parce qu'elle gouverne les points clés du thème.
Parce que ces trois approches répondent à des logiques différentes, elles ne désignent pas toujours la même candidate. Une dominante n'est donc pas un point fixe gravé dans la carte du ciel, mais le résultat d'un calcul dont l'issue dépend entièrement du barème choisi.
Les méthodes
Lilly (L'approche traditionnelle)
Dans son traité Christian Astrology, Lilly attribue des points à chaque dignité et en retire pour chaque faiblesse, offrant un score total pour chaque planète.
Elle mesure la force réelle de la planète là où elle se trouve. Son système évalue cinq dignités essentielles (du domicile à la face) ainsi que des dignités accidentelles. Ces dernières tiennent compte de la maison, du mouvement, de la vitesse, du rapport au Soleil, des aspects exacts aux bénéfiques et maléfiques, de la phase de la Lune et de trois étoiles fixes. Le calcul s'appuie sur les sept planètes traditionnelles.
L'Almuten Figuris (La maîtrise pure)
Cette méthode ancienne ne s'attarde pas sur la position de l'astre, mais sur sa maîtrise.
L'analyse interroge cinq lieux fondamentaux : le Soleil, la Lune, l'Ascendant, la Part de Fortune et la syzygie ayant précédé la naissance. Pour chacun de ces points, on identifie quelle planète maîtrise le degré concerné, puis on cumule les scores. La planète obtenant le plus haut total est désignée comme l'Almuten Figuris, le véritable seigneur du thème.
Berthon (L'approche pondérée)
Plus récente, cette approche place l'angularité au centre de tout et accorde une importance prioritaire aux planètes situées sur les axes majeurs du thème.
Une planète conjointe à l'Ascendant rapporte jusqu'à 60 points, au Milieu du Ciel 55, au Fond du Ciel 50 et au Descendant 45. Le calcul intègre ensuite les maîtrises, les amas, les aspects aux luminaires puis les dignités. Cette méthode travaille sur dix planètes et prend en compte les maîtrises modernes.
Les planètes dominantes dans Lishu
Lishu permet de calculer instantanément les planètes dominantes de n'importe quel thème grâce à un moteur de calcul de précision.
- Une bascule fluide : Dès le chargement d'un profil, les trois méthodes (Lilly, Almuten Figuris et Berthon) sont générées en parallèle. Il suffit d'un clic pour passer de l'une à l'autre et comparer les résultats.
- Une vision claire du classement : Un podium met en valeur le trio de tête, suivi du classement complet affichant le score total obtenu par chaque planète.
- Une transparence totale : En dépliant une planète, le détail du calcul apparaît ligne par ligne pour comprendre l'origine exacte de chaque point. Pour l'Almuten Figuris, le système précise même la provenance précise de chaque attribution.
- Une rigueur documentaire : Chaque méthode s'accompagne d'une note explicative détaillant sa source historique, son barème de calcul, ainsi que les arbitrages techniques retenus là où les textes traditionnels restaient muets.
Questions fréquentes
- Pourquoi les trois méthodes donnent des résultats différents
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Parce qu'elles ne posent pas la même question. Trois podiums différents ne sont pas une incohérence, c'est le signe que chaque méthode fait son travail.
La méthode Berthon demande : qui occupe le devant de la scène ? C'est une mesure de présence, où l'angularité prime et où les amas comptent. Les dix planètes concourent, les modernes comprises.
La méthode Lilly demande : qui est en meilleure forme ? C'est un score de condition, fondé sur les dignités, la vitesse, le rapport au Soleil et les aspects exacts. Une planète peut trôner à l'Ascendant tout en étant faible d'état, brillante de position mais démunie de dignités. Seules les sept planètes traditionnelles sont évaluées.
L'almuten figuris demande : qui détient les clés ? Cette méthode ne regarde pas où se trouvent les planètes, mais qui gouverne les cinq lieux vitaux du thème (le Soleil, la Lune, l'Ascendant, la Part de Fortune et la syzygie prénatale). Une planète peut tout gouverner depuis un coin discret du thème, seigneur sans être vedette.
En français courant : la vedette, l'athlète, le propriétaire. Rien n'oblige les trois à être la même planète, et chez la plupart des gens ce n'est pas le cas. C'est justement la richesse de la comparaison : une planète qui revient sur deux podiums mérite votre attention, et une planète qui gagne partout est une dominante incontestable.
Deux détails à garder en tête en comparant : Uranus, Neptune et Pluton ne peuvent apparaître que chez Berthon, les deux autres méthodes s'en tenant aux sept planètes traditionnelles ; et un écart entre les podiums en dit souvent plus long qu'une victoire, une planète très forte chez Lilly mais absente chez Berthon agit puissamment mais discrètement.
- Qu'est-ce que l'almuten figuris ?
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Almuten signifie le plus fort.
Tout degré du zodiaque a son almuten, la planète qui le maîtrise le mieux par ses dignités. On peut donc en calculer un pour n'importe quel sujet d'un thème, le mariage, les enfants, la santé, la carrière, en interrogeant les points qui gouvernent ce sujet.
L'almuten figuris, lui, est celui de la figure entière, c'est-à-dire du thème lui-même. Cinq lieux sont interrogés ensemble et les scores s'additionnent. La planète qui totalise le plus est le seigneur du thème.
Ces cinq lieux viennent d'Ibn Ezra : le Soleil, la Lune, l'Ascendant, la Part de Fortune et la syzygie prénatale, c'est-à-dire la dernière Nouvelle Lune ou Pleine Lune survenue avant la naissance.
Cette méthode ne regarde donc jamais la position d'une planète, seulement ce qu'elle gouverne.
- Peut-on avoir plusieurs planètes dominantes ?
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Oui, et c'est même le cas le plus fréquent.
Le classement compte autant que la première place : deux planètes très proches en points se partagent la couleur du thème, là où un écart net désigne une dominante franche.
Les trois méthodes se croisent utilement. Une planète qui arrive en tête des trois est une dominante solide. Une planète qui ne sort que dans une seule vous dit quelque chose de plus fin.
Sources
- William Lilly, Christian Astrology 1647
- Deborah Houlding, Understanding Planetary Dignity and Debility, Skyscript table des points des dignités
- Ibn Ezra, les cinq lieux de l'almuten figuris
- Dorothée de Sidon, maîtres de triplicité Ier siècle
- Jacques Berthon, barème de la méthode pondérée